Les Vedas (les 4 livres les plus sacrés des Hindous, considérés comme la Connaissance, qui a été «révélée» aux sept Rishis) ont été le premier savoir à être transcrit par écrit dans le monde. Selon les sources, le premier - le Rig-veda - aurait été retranscrit entre 1800 et 1500 avant JC, d'autres disent qu'il date de 3000 avant JC, d'autres disent depuis "la nuit des temps"...

Il y a donc quatre Vedas :

  • le Rig-Veda ou Véda des strophes,
  • le Sama-Veda ou Véda des mélodies, reproduit des hymnes du Rigveda,
  • le Yajur-Veda ou Véda des formules répétées d'une voix murmurée,
  • l'Atharva-Veda ou Véda des formules à caractère magique et conjuratoire (plus tardif)

Les Vedas contiennent des hymnes, des prières, des formules magiques, des rituels, des incantations, etc. mais aussi des données d'ordre plus scientifique , ils sont la base qui a permis à l'Inde ancienne d'être si performante en mathématiques, astronomie, médecine...

Parmis ces quatre Vedas, c'est Atharva qui est considéré comme étant la mère de l'Ayurveda. De même, l'Ayurveda est-il considéré comme étant l'Upaveda de l'Atharva (veda secondaire). L'Atharva Veda fait référence à différentes plantes médicinales, aux lieux où on les trouve, leurs vertus thérapeutiques mais aussi la façon dont on en fait des remèdes. De plus, on trouve dans ce veda, des chapitres concernant l'art, la littérature, les arts martiaux, les règles de vie, la musique...

Ces écrits indiquent ainsi que l'Ayurveda est la première forme de science médicale de l'humanité, voici plus de 5000 ans(? pour la véracité des dates, un brin de poésie n'est pas superflu...).

Nos médecines occidentales ont beaucoup de points communs avec l'Ayurveda.

Hippocrate lui-même, considéré comme le pionnier de la médecine occidentale a étudié la théorie de l'Ayurveda et développa grâce à elle son propre système.

De nombreux termes utilisés dans notre médecine moderne sont issus de la nomenclature ayurvédique, comme par exemple le cœur qui vient du sanscrit Hrit, le cerveau qui vient de Siro Brahma, le cervelet qui vient de Siro Veloma. Il est ainsi admis que des spécialités telles que l'anatomie, la pharmacie et la chirurgie proviendraient de l'Iran, de la Mésopotamie et de l'Assyrie, mais en fait ces pays ont eux-mêmes appris cela en Inde.

A l'époque où Alexandre le Grand envahit l'Inde, les villes de Thakshasila, Kasi Ujjayani et Vidarbha étaient très réputées pour leurs écoles. En effet, ces villes possédaient déjà des hôpitaux très développés avec des écoles de médecine, accueillant de nombreux étudiants  étrangers, notamment de Grèce. Alexandre emmena avec lui de nombreux médecins, qui étudièrent en Inde les antidotes contre les morsures de serpents ainsi qu'une multitude d'autres remèdes. D'autre part, un certain nombre de médecins indiens furent enrôlés dans son armée.

C'est entre le sixième siècle avant JC et le quatrième siècle après JC que l'Ayurveda connaît son âge d'or, époques auxquelles ont vécus de nombreux savants et auteurs d'ouvrages médicaux. Non seulement l'homme mais aussi les animaux, tels que l'éléphant et le cheval, et aussi les plantes, étaient traitées par les différentes branches de l'Ayurveda.

Le Palakapya Samhitha et le Shalihothra Samhitha, par exemple, expliquent respectivement comment s'occuper au mieux des éléphants et des chevaux.


Charaka, Susrutha et Vagbhata font partie des auteurs les plus célèbres ayant écrit sur l'Ayurveda. On les appelle également la Triade des Anciens.

Charaka est considéré comme le créateur de la médecine générale et Susrutha comme le père de la chirurgie et comme initiateur de la chirurgie esthétique. Vagbhata a écrit l'Ashtanga Samgraha, où il explique l'importance de ces deux domaines et répertorie différentes théories pour enrichir son texte avec les huit spécialités de l'Ayurveda. Ces trois écrivains ont vécu à des époques différentes.

1. Susrutha
On suppose que Susrutha a vécu à Bénares en Inde entre 700 et 350 avant JC. Dans son ouvrage, Susrutha-Samitha, il traite tous les aspect d'un traitement, y compris des informations très précises sur les plantes médicinales et les préparations qui entrent dans la composition des médicaments. Susrutha est aussi connu pour ses hautes compétences en chirurgie et anatomie. Il donna notmment une description détaillée de la dissection du corps humain, ainsi que la façon de conserver les corps. Dans ce traité, Susrutha explique en détail la spécificité des outils chirurgicaux. Actuellement, la chirurgie moderne suit encore les procédures décrites par Susrutha.

2. Charaka
Ce promoteur de la médecine moderne a vécu au 1er siècle après JC et a étudié la médecine générale à l'institut Athereya. Il est l'auteur du grand classique l'Ayurveda Charaka Samhitha, réécriture du Agnivesa Tantra, mais qui comprend aussi des observations propres à Charaka. Ce dernier est ainsi très connu pour ses apports à la médecine mais également pour sa philosophie profonde.

3. Vagbhata
Vagbhata aurait vécu au 4ème siècle après JC. Il est un disciple du Bouddha Chakyamuni et a écrit deux livres, l'Ashtanga Samgraha et l'Ashtange Hridaya. Vagbhata a voyagé à travers l'Inde entière et c'est au Kerala, peu avant sa mort, qu'il a écrit l'Ashtanga Hridaya. Il existe huit familles, connues sous le nom de Ashatavaidyas, héritières de ce savoir et qui s'efforcèrent de développer l'Ayurveda au Kerala. Il y a bien entendu eu de nombreux autres auteurs qui ont écrit des ouvrages sur l'Ayurveda, ou encore des articles ou des commentaires sur les Acharyas venant d'être cités. Ils se basent pour la plupart d'entre eux sur leurs propres expériences pratiques. En voici quelques uns: Madhavakara, plus connu sous le surnom de Madhavanidana, il vécut au 7e siècle après JC et écrit le Rugvinichaya, centré sur le diagnostic médical. L'auteur y décrit les causes, les symptômes et les pronostics des maladies. Ce livre est considéré comme une référence en matière de Nidana (diagnostic);

Sarngadhara
Ce savant du 13e siècle après JC est l'auteur du Sarngadhara Samhitha, un texte authentique sur la pharmacologie. Il traite des méthodes de préparation, de la posologie des médicaments mais aussi de Nadi Pariksha, c'est-à-dire le diagnostic de la maladie grâce à la mesure du pouls des patients. Dans cet ouvrage, il est aussi question de l'utilisation de l'opium ainsi que de la description de l'appareil respiratoire.

Bhavamishra
II a écrit un dictionnaire appelé Bhavaprakasha, qui répertorie les vertus et les effets des plantes médicinales. On trouve ainsi dans ce livre des remèdes contre la syphilis, qui est apparue en Inde avec les marchands portugais. Au temps du Bouddha, la chirurgie est beaucoup critiquée car elle va à rencontre du principe de non-violence (ahimsa). Ainsi, à cette période, l'Ayurveda se développe plus grâce à la découverte de médicaments à base de minéraux actifs.

Les nombreuses invasions de l'Inde avant son indépendance finirent par avoir raison de la position dominante de l'Ayurveda en matière de chirurgie. En effet, à cette époque, la médecine moderne fait son apparition en Inde et on y construit de nombreux hôpitaux et universités afin de l'enseigner et de la pratiquer, au détriment de l'Ayurveda.

Mais cette science ou connaissance de la vie survit malgré tout, grâce à sa force intérieure et à certains résultats que la médecine alopathique ne peut résoudre. D'après les écrits anciens, l'Ayurveda est destinée à perdurer à travers les âges et les siècles.

Aujourd'hui où la communication universelle est devenue plus aisée, grâce à internet et aux telecoms, nul doute que l'Ayurveda va prendre une place à part dans nos modes de prévention de la maladie autant que de guérison alternative, tout cela au bénéfice d'une harmonie magnifiée entre l'homme et son environnement.

Pour en savoir plus, n'hésitez-pas à visiter l'excellent site de Guy et Sylvain Mazars :

http://ayurveda.france.free.fr/ayurveda/ayurveda.htm

 

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